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Interview de Chloé Ducray

Rencontre avec Chloé Ducray, professeur de harpe au conservatoire à Rambouillet
 
Rambouillet Territoires : Bonjour Chloé ! Pouvez-vous nous raconter votre parcours ?
Chloé Ducray : J’ai débuté la harpe à 9 ans, suite à un coup de cœur lors d’un concert auquel j’ai assisté. Je n’ai cessé de jouer de cet instrument par la suite. J’ai commencé au conservatoire de Maisons-Alfort, puis j’ai suivi mon professeur au conservatoire de Troyes. Pour ce faire, je me suis inscrite au lycée Racine, qui accueille des élèves en horaires aménagés. J’ai également appris à jouer de l’alto entre mes 18 et mes 20 ans mais je n’ai pas pu continuer car mes études au Conservatoire National Supérieur de Musique de Paris me prenaient énormément de temps.
 
Rambouillet Territoires : Depuis quand enseignez-vous au conservatoire à Rambouillet ?
Chloé Ducray : J’enseigne dans ce conservatoire depuis 3 ans. Auparavant, j’enseignais à l’école privée Octave et Arpège dans le VIIIe arrondissement de Paris. Il s’agit d’un hasard, ou plutôt de la rencontre avec Hervé Guignier, l’ancien directeur, et Joachim Jousse. Ils m’ont tous les deux fait confiance en me demandant d’assurer le remplacement de Margaret Varret qui partait étudier aux États-Unis. Grâce à leur soutien, j’ai pu continuer de faire évoluer la classe de harpe. J’ai beaucoup appris.
 
Rambouillet Territoires : Avez-vous d’autres activités en marge de l’enseignement ?
Chloé Ducray : Mon activité principale est de donner des concerts, dans des formations extrêmement diverses. Je suis invitée dans les grands orchestres parisiens et nationaux, mais je fais aussi partie d’ensembles dirigés qui abordent le répertoire symphonique et lyrique en petit comité, c’est-à-dire 10 à 12 musiciens. Je suis également passionnée de musique de chambre et partage la scène avec le baryton Sydney Fierro et la soprano Clémentine Decouture. Je joue aussi régulièrement en soliste.
 
Rambouillet Territoires : Quelles sont les bases de votre pédagogie ?
Chloé Ducray : La musique est une discipline qui demande énormément de patience, de concentration, de méthode, et tous ces efforts réunis apportent, à chaque audition, à chaque concert, une joie réelle à la fois d’aboutissement et d’inspiration. Il m’apparaît extrêmement important de garder en tête que l’enfant, s’il a envie, peut déplacer des montagnes pour arriver à ses fins ; il n’a pas la même notion de contrainte que certains adultes. Mon enseignement passe par une réelle exigence, mais toujours avec un choix de répertoire qui sollicitera le désir de l’enfant.
   Crédit photo : Alain BAUDARD
Rambouillet Territoires : Quels sont vos projets futurs ?
Chloé Ducray : Mes projets sont avant tout les projets de chaque enfant. Mon désir est de mener chacun là où il a envie d’aller dans sa pratique artistique.
 
Rambouillet Territoires : Qu’aimeriez-vous donner comme conseil aux jeunes qui seraient tentés d’évoluer professionnellement dans la musique ?
Chloé Ducray : Comme je l’évoquais précédemment, l’apprentissage de la musique est extrêmement exigeant. La joie que j’éprouve chaque jour dans ce métier me permet de comprendre a posteriori pourquoi j’ai passé tant d’années à m’entraîner. La musique a cette capacité de mettre chaque être humain dans l’instant présent et en même temps de lui apporter toute sa vie une perspective d’évolution dans son approche de la vie et de l’art. Je conseillerais aux jeunes la persévérance qui amène à cet épanouissement.
 
Rambouillet Territoires : Merci Chloé !