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Conservatoire : Interview de Loïse Dô

Entretien avec Loïse Dô, élève en classe de danse au conservatoire à Rambouillet

 
Rambouillet Territoires : Bonjour Loïse. Pouvez-vous vous présenter ? Quel a été votre parcours dans la danse ?
Loïse Dô : J’ai 17 ans et j’ai commencé à faire de la danse il y a maintenant plus de 10 ans. J’ai été formée dans différentes écoles dans le centre de la France et, désormais, je suis au conservatoire à rayonnement régional de Paris (CRR), dans la classe de danse classique. Je prends aussi des cours de perfectionnement, avec Claire Feranne, au conservatoire à Rambouillet.
 
Rambouillet Territoires : Comment est née votre passion pour la danse ?
Loïse Dô : Ma mère était une très bonne danseuse amatrice. Elle aurait aimé être danseuse professionnelle mais ses parents ne le souhaitaient pas… Ma passion est donc née avec elle, en la voyant faire, et puis ensuite je l’ai développée en prenant des cours.
 
Rambouillet Territoires : À quel moment la danse est passée d’un simple loisir à une vraie formation ?
Loïse Dô : En arrivant au collège, j’ai intégré le conservatoire de Boulogne-Billancourt. J’ai commencé un apprentissage plus intensif de la danse puisque j’étais en horaires aménagés.
 
Rambouillet Territoires : Est-ce que la discipline d’un conservatoire/école de danse est difficile pour une jeune fille ?
Loïse Dô : Oui, c’est difficile. Il y a beaucoup de compétition entre les élèves. Ensuite, on tombe parfois sur des professeurs peu sympathiques. J’ai rencontré de nombreux problèmes, c’était dur mais je me suis construit une carapace. Cela vient avec le temps et l’expérience… Enfin, cela demande beaucoup d’énergie. Cette année, par exemple, j’ai à peu près 20 heures de danse par semaine.
 
Rambouillet Territoires : Y a-t-il des rencontres qui ont été importantes pour vous dans votre parcours de danseuse ?
Loïse Dô : Bien sûr ! Je pense surtout à Claire Feranne, professeur au conservatoire à Rambouillet, que j’ai rencontrée à 8 ans. C’est grâce à elle que j’ai passé des concours, que j’ai fait des stages de danse avec des gens exceptionnels… Ensuite, d’autres professeurs ont été importants car ils ont cru en moi, m’ont poussé à continuer… Cela a été déterminant car, avec toutes les difficultés que j’ai pu rencontrer, je ne sais pas si j’aurais continué sans ces quelques personnes bienveillantes.
 
Rambouillet Territoires : Quels sont les chorégraphes que vous admirez le plus ?
Loïse Dô : J’aime beaucoup Thierry Malandain, Jean-Christophe Maillot et Maurice Béjart.
 
Rambouillet Territoires : Quel est votre meilleur souvenir en danse ?
Loïse Dô Je garde de superbes souvenirs des spectacles que j’ai pu faire avec le conservatoire à Rambouillet. Je me sentais vraiment bien sur scène, le public était toujours chaleureux…
 
Rambouillet Territoires : Vous venez de réussir l’examen d’aptitude technique (EAT) en danse. En quoi consistait-il ?
Loïse Dô : Il fallait présenter devant un jury, une variation imposée, une composition personnelle et une improvisation. C’est important car cet examen donne accès à la formation préparant au diplôme d’État de professeur de danse.
 
Rambouillet Territoires : Selon vous, quels sont les atouts d’une bonne danseuse ?
Loïse Dô : La chose la plus importante est d’avoir de la personnalité, un caractère fort, car la danse c’est un peu l’école de la vie : il faut se battre tout le temps !
 
Rambouillet Territoires : Comment se présente les mois à venir ? Quels sont vos projets ?
Loïse Dô : Je suis au lycée, en terminale, j’ai donc le baccalauréat à la fin de l’année. Ensuite, je ne sais pas si je vais faire des études. Pour le moment, je me consacre vraiment à la danse et au milieu artistique. Je vais donc passer des auditions dans des écoles, des compagnies, afin de pouvoir poursuivre l’année prochaine dans un niveau encore plus élevé. 
 
Rambouillet Territoires : Merci Loïse !